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Printemps arabe et désintégration des Etats
Deux ans après le début du " printemps arabe ", l'on assiste davantage à une désintégration des Etats au Proche-Orient qu'à une " transition ", que l'on voudrait démocratique, ou à une pris...
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Deux ans après le début du « printemps arabe », l'on assiste davantage à une désintégration des Etats au Proche-Orient qu'à une « transition », que l'on voudrait démocratique, ou à une prise du pouvoir, dont on redoute qu'elle profite aux éléments islamistes les plus radicaux. Le cas de la Syrie est le plus évident, puisque le soulèvement spontané et pacifique du printemps 2011 s'est vite transformé en guerre civile, en raison de la résistance acharnée du régime, soutenu par ses alliés en Iran et en Russie. Si Bachar el Assad ne contrôle plus une bonne partie du territoire syrien, il est toujours à la tête d'une armée redoutable, qui assure son maintien au pouvoir à Damas. Il s'apparente, de plus en plus à un chef de milice -solidement appuyée sur la minorité alaouite- parmi d'autres milices. La Syrie est en phase avancée de démembrement. Au lieu d'attendre un très hypothétique effondrement du régime ou, pire encore, de miser sur une solution diplomatique depuis longtemps introuvable, l'opposition et ses alliés dans les capitales occidentales devraient en tenir compte pour organiser sans tarder les zones « libérées » et y construire un pouvoir alternatif. Il est ainsi absurde que l'aide humanitaire de l'ONU à la Syrie doive passer par le régime à Damas et serve ainsi à soutenir sa résistance alors qu'elle pourrait être distribuée directement aux populations concernées à condition que des pouvoirs soient établis, et reconnus, dans les provinces qui échappent au contrôle de la capitale.
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